Sud-Kivu/Partage des postes: Tension dans la plateforme de Félix Tshisekedi

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Après les élections de gouverneurs dans différentes provinces de la RDC, l’heure est aux formations de gouvernements provinciaux. Au Sud-Kivu, certains militants de la coalition Camp pour le Changement « CACH » du président Félix Tshisekedi, réclame la représentativité au sein du nouveau gouvernement provincial qui pourrait sortir dans les prochains jours.

Depuis le début de l’après midi de ce lundi 27 Mai 2019, certains militants de l’Union pour la Nation Congolaise, de Vital Kamerhe, actuel Directeur Cabinet du chef de l’Etat barricadent la route menant vers la frontière Ruzizi 1er entre la RDC et le Rwanda, au niveau de la place Mulamba, en allumant les pneus.

Quelques heures après, c’est le tour des militants de l’Union pour Démocratie et le Progrès Social, « UDPS », du chef de l’État Félix Tshisekedi de barricader la route au niveau de la Mairie de Bukavu dans la commune d’Ibanda.

Les militants de l’UDPS barricadant la route au niveau de la mairie de Bukavu

Ces militants suggère une répartition équitables des postes au sein du gouvernement provincial, conformément à l’accord entre le FCC et le CACH.

« selon les accords, on nous a promis 50% pour le FCC et 50% pour le CACH, mais nous regrettons une chose, après avoir fait leur partage, nous sommes presque exclut,(…); nous avons beaucoup souffert pendant 18 ans de lutte , on ne peut pas accepter, nous sommes fâchés » s’indigne un membre de l’Union pour la Nation Congolaise.

Face à cela, certains acteurs de la vie sociale s’indignent de cette façon d’agir des militants de barricader la route perturbant ainsi la circulation de paisible citoyens, d’autant plus ils ont d’autres mécanismes pour revendiquer.

«le mode opératoire choisi par les manifestants n’est pas approprié, d’autant plus qu’un parti politique est organisé à son sein, il y a les organes à tout nouveau où les militants aux quels ils peuvent apporter leurs plaintes s’il y en a, mais cette façon de brûler les pneus et fermer la route n’est pas une bonne chose » indique un acteur social.

Même son de cloche pour Paulin Mulume, du mouvement citoyen « Il est Temps » qui s’insurge de la manière dont ces militants revendiques en détruisant la chaussée pourtant la population réclame la réhabilitation des infrastructures.

«Je ne comprends pas que si réellement de cette manière qu’on peut revendiquer ou réclamer une chose, il y avait une possibilité de revendiquer sans brûler les pneus pour délabrer la chaussée, nous sommes entrain qu’on puisse réellement nous réhabiliter les infrastructures, ce qui serait bon qu’on revendique pacifiquement et non détruire la chaussée » martèle-t-il.

Il sied de préciser qu’en se basant sur le poids politique de partis politique, la coalition Cach n’est pas représenté valablement au sein de l’Assemblée Provinciale.

Par Mwema Joseph

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