Sud-Kivu: Les restaurants de fortune dit « Reko » font polémiques à Bukavu

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Depuis un certains temps à Bukavu, il s’observe une prolifération du nombre de vendeurs d’aliments cuits sur la voie publique ou dans des petits restaurants de fortune appelé communément « Reko », dans l’argot Bukavien et qui sont visibles sur les artères principales, marchés, carrefours et autres endroits publics de la ville. Cependant, les conditions hygiéniques laissent à désirer, suscitant plusieurs interrogations et controverses au sein de l’opinion. C’est ainsi que, votre magazine a effectué un reportage pour s’enquérir de la situation réelle.

Il est 10h30′ dans le centre ville de Bukavu, le soleil est accablant, notre ronde commence au marché de nyawera situé au coeur de la ville dans la commune d’ibanda.

Plusieurs maisonnettes d’un espace d’au moins 3 mètres carré, remplies des musiques, hommes et femmes qui mangent et qui boivent, discutant sur la qualité des mets du jour ou revendiquant la réduction de la quantité met comparativement à celui proposé quotidiennement.

Curieusement, la grande majorité de ces restaurants n’ont pas d’espace approprié pour faire la cuisine. Donc, la nourriture se prépare à plein air à l’extérieur avec tous les risques sanitaires pour les consommateurs.

A quelques mètres se trouve, un poignets de portes avec mention » WC », qui dégagent une odeur nauséabonde car n’étant pas bien entretenu et servant non seulement les clients des ces restaurants de fortune, mais également l’ensemble des vendeurs et clients du marché ; le tout moyennant 100fc pour y accéder.

Si les restaurants du marché de Nyawera paraissent parfois confortables, car construits en briques cuites ou en semi-durable; la situation n’est pas similaire au marché « Beach muhanzi » ou au marché des planches dit »kimbangu » ou ces restaurants sont construits en bois, bâche, et en tôle vétuste.

Dans ces conditions l’aération n’est pas du toujours suffisante et dans l’absence criante des installations hygiéniques.

Au niveau du marché centrale de »Kadutu », le constat est relatif car certains restaurants respectent les normes hygiéniques et d’autres n’échappent guère au constat précités dans le différents marchés.

Le dénominateur commun est tel que, les prix sont quasiment à la portée de toutes les bourses et le service est rapide, car c’est du tout cuits.

Le plus alarmants, c’est que malgré le peu de soin, ces restaurants accueillent chaque jour de nombreux clients ; toute la population Confondue,en commençant par les gens ordinaires, étudiants, vendeurs du marché, quelques fonctionnaires de bureau….comme le témoigne Madame Gertrude, tenancière d’un restaurant au marché de kadutu pendant plus de 20ans:

« le menus proposer sont purement congolais et le prix sont abordable, car un plat coûte 1000fc congolais et le plus excédent coûte 2500fc. Quant à la question d’hygiène ça dépend d’un restaurant à un autre. C’est qui est vrai, avec l’engouement de la clientèle, on arrive a être débordé; mais cela n’est pas synonyme de n’est pas bien lavée nos assiettes et gobelets, sinon la clientèle risque de migrer chez les voisins…. « .

De leur côté, les clients de ces restaurants de fortune semblent être satisfaits, étant donné que le prix correspond a leur pouvoir d’achat, comme le témoigne Batumike un motard de son état:

 » moi je suis motard et père de 3 enfants; avec mon revenu journalier qui équivaut à 5000fc, je ne peut m’offrir un plat au delà de 1000fc, sinon je prejudicierais ma famille. Ces restaurants sont un moyen de s’alimenter à basse prix… « .

En dépit des opinions favorable des personnes qui fréquentent le  » Reko », il n’en demeure pas moins que les faibles précautions hygiéniques exposent la santé de consommateurs à divers maladie, comme l’affirme Héritier Kashali, infirmier dietetiste au cliniques universitaire de Bukavu :

« étant donné que ces restaurants sont installés de fois en plein air dans des zones ou les piétons et conducteurs se bousculent; c’est fort probable que les mets soient à la merci de poussière, odeurs nauséabondes…sans oublier les mouches qui volent en se posant sur la nourriture ; exposant les consommateurs à des maladie comme:1 la fièvre typhoïde, la diarrhée, amibes…moi étant comme professionnel de santé je trouve cette situation anormale « .

C’est pourquoi bien que ces restaurants de fortune constituent une source de revenue pour toutes ces personnes, compte tenu des difficultés économiques qui prévaut pour l’ensemble de la population et à l’heure ou la sécurité alimentaire est une obligation ; les autorités sanitaire du pays doivent s’imprégner de la situation, organiser ce secteur par le service compétent, afin de respecter les normes hygiéniques et sanitaires ; sinon c’est la population bukavienne, qui court un grand risque et le pays en général ; car comme nous renseigne ce dicton:  » un pays fort, c’est un pays où la population est en bonne santé « .

Par FULGENCE RUKATA

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