Les six angles du dernier discours de Kabila à l’ONU

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Le président Joseph Kabila s’est adressé ce mardi 24 Septembre à la tribune des Nations Unies lors de la 73 eme session ordinaire de l’assemblée générale à New York. Pas de discours d’adieu, mais plutôt Kabila s’est exprimé en toute sérénité, sur de sois même, évoquant la souveraineté de sa nation sous six angles dont : le défi sécuritaire, les élections, la non ingérence, l’environnement, le retrait progressif des forces de la Monusco et la représentativité de l’Afrique dans le conseil de sécurité de l’ONU.

Apres les vibrants hommages faits à Kofi Annan  et les félicitations adressées à Antonio Guterres. Kabila a d’abord axé son discoure sur le plan sécuritaire. Félicitant les efforts entrepris. Cependant, il a évoqué la question de Béni en ce terme : «  le défi sécuritaire reste cependant entier dans la région Nord-est, à cause de la persistance des activités terroristes », en faisant allusion à l’attaque récente du 23 Septembre à Oicha.

Tout en réaffirmant la volonté de se débarrasser de toute violence aveugle, en vue de la sécurisation du processus électoral en cours.

Et s’agissant des élections, Kabila réaffirme le caractère irréversible de la tenue des élections prévue à la fin de cette année. « Tout sera mis en œuvre afin de garantir le caractère apaisé et crédible desdits scrutins ». ajoute-t-il.

Par contre, il n’a pas mentionné la question de la décrispation de la classe et de la manière dont ses élections vont être financées.

Le président congolais, a saisi l’occasion afin de rappeler la notion de la non ingérence des certains gouvernements dans les affaires relevant de la politique intérieur des Etats.

« Voila qui explique la position de mon pays de dénoncer et de s’opposer à toute ingérence dans le processus électoral en cours, et de financer l’entièreté de ses coûts opérationnels » a-t-il dit.

En ce qui concerne l’environnement, le président congolais a rappelé aux grandes puissances pollueuses de l’air, leurs engagements souscrits et d’allouer de contreparties conséquents aux pays qui aujourd’hui constitue les poumons de l’humanité.

Pour son dernier discours, Kabila, comme ses pairs africains, plaide pour que le vieux continent fasse entendre sa voix, et réclame une représentativité de l’Afrique au sein du conseil de sécurité de l’ONU.

Et son dernier tacle s’est orienté  vers la Monusco. Il a aussi réitéré, sa position du retrait progressif des forces de la Monusco en qualifiant son bilan de largement mitigé. «  Mon gouvernement réitère son exigence du début effectif et substantiel du retrait de cette force multilatérale ».

Notons que si Kabila respecte son engagement pris à travers son effacement de la scène politique en faveur d’un candidat du FCC, l’on serait en droit d’affirmer que sa sortie de mardi à l’ONU était sa dernière devant ses pairs.

Par Isaac Musharhamina

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