Coronavirus : Une étude alerte sur les Dangers de l’hydroxychloroquine

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Trente médecins ont réalisé une étude sur 180 patients atteints du coronavirus. Et les résultats ne plaident pas en la faveur de l’hydroxychloroquine.

L’hydroxychloroquine ne serait pas le traitement tant attendu. Ce sont les conclusions d’une étude publiée récemment sur le site Medrxiv.org et relayée par Cnews. Cette recherche a été réalisée sur les patients de quatre hôpitaux de la région parisienne. Au total, 181 patients souffrant d’une pneumonie ont été suivis. Ils étaient âgés de 52 à 68 ans, l’âge médian était de 60 ans et 71,1% des patients étaient des hommes. Pour cette étude, les trente médecins précisent que 84 patients de l’échantillon ont reçu des doses quotidiennes de 600 mg d’hydroxychloroquine dans les quarante-huit heures suivant leur admission à l’hôpital. Les 97 autres patients n’en ont eux pas reçus.

Détresse respiratoire

Quels résultats ? Cités par l’étude, les médecins révèlent que 20,2% des patients ayant reçu le traitement sont décédés ou ont été admis dans un service de réanimation dans la semaine suivante. Pour les patients du second groupe, ce chiffre est de 22,1%. C’est donc un faible écart qui sépare les deux groupes. En plus de cette efficacité contestable, les scientifiques se sont intéressés aux effets indésirables provoqués par cette molécule. Des conséquences qui seraient nombreuses. En effet, selon les chercheurs, 27,4% des patients ayant reçu l’hydroxychloroquine ont présenté des signes de détresse respiratoire aiguë dans les sept jours après la prise du médicament. Comme le précise Cnews, huit patients ont d’ailleurs été contraints d’interrompre le traitement suite à des variations sur l’électrocardiogramme.

Les médecins estiment que le traitement n’a pas entraîné de “baisse significative” des taux de décès et qu’il n’a donc que peu d’effet sur les patients. “Ces résultats sont d’une importance majeure et n’encouragent pas l’utilisation de l’hydroxychloroquine chez les patients atteints d’une pneumonie due au Sars-Cov-2”, détaillent les chercheurs.

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