TENUE « PIÈCE-CONTRE-PIÈCES » : Comment Kamerhe rend célèbre cet accoutrement de la « honte » ?

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Jamais dans toute l’histoire de la RDC, l’uniforme des prisonniers n’a jamais été porté en dehors des lieux pénitentiaires, en public et par des milliers d’individus en liberté comme c’est le cas aujourd’hui avec les proches de Vital Kamerhe qui font coudre par leurs propres moyens, un accoutrement « copie-conforme » à celui qui est réservé aux détenus en RDC! Echos de l’Evangile Magazine est allé à la rencontre de ces partisans de Vital Kamerhe pour comprendre cette motivation, et voici Mr. Jules Bahati Mutu Ancien Fédéral de l’UNC/Norvège et chargé d’Etudes au sein du cabinet du Président de l’UNC, qui nous explique en 5 sens, l’esprit qui motive les partisans de Kamerhe à porter la tenue dénommée « Pièce contre Pièce ». Lisez la suite de cette entrevue riche dans les lignes suivantes :

Jules Bahati nous dit : nous pouvons comprendre la célébrité de l’usage de la chemise, costume uniforme des prisonniers congolais, à travers cinq aspects différents. Mais je commence par rappeler que le Président National du parti UNC, et Directeur de Cabinet du Président de la République, l’Honorable Vital Kamerhe, a été invité, le 8 Avril 2020, par le tribunal de Matete, pour donner des informations par rapport à la suspicion de détournement des fonds alloués au programme de 100 jours du Président Tshisekedi.

A la grande surprise de tout le monde, il a été retenu et conduit à la prison de Makala. Depuis, il a clamé son innocence dans ce dossier, et malgré les arguments pertinents de ses avocats, il n’a jamais bénéficié, non seulement d’un procès juste et équitable, moins encore d’une liberté provisoire. Sa condamnation dans un jugement prononcé au premier degré, a été pour nous une conclusion d’un procès plutôt politique que judiciaire, les preuves de culpabilité de Vital Kamerhe n’ayant jamais été établies, ni prouvées par les avocats et magistrats de la République. Mais depuis que Kamerhe est arrivé à Makala, il a, comme tous les prisonniers, été vêtu d’un costume de prisonnier. Et même pendant le déroulement du procès, alors qu’il bénéficiait toujours de la présomption d’innocence, il était obligé de se vêtir de cet habit dégradant de prisonnier.

En tant que Kamerhiste et chargé d’Etudes au sein du cabinet du président national de l’UNC, j’ai eu à réfléchir sur le sens de cet habit, ainsi que la notoriété et popularité actuelles de ce costume jadis négligé, dégradant, stigmatisant et humiliant.

1. Le Sens Judiciaire

L’uniforme de la prison est conçu pour établir un contraste visuel à l’aspect extérieur des officiers de la prison, ainsi que des personnes libres, et établir ainsi une distinction claire
des vêtements civils. Vital Kamerhe a accepté les conditions judiciaires et carcérales. Il est respectueux des lois et règles établis dans son pays. Lui-même a de près ou de loin, pris part au renforcement de ces lois et règles ainsi qu’à leur application. Il ne pouvait ne pas s’astreindre.

Il a obtempéré, il a prouvé que nul n’est au-dessus de la loi. La même discipline devrait aussi s’appliquer lorsqu’en retour, il a exigé que les lois et les règles soient appliquées en sa faveur : Dans un procès pénal, les preuves sont énormément importantes pour établir la culpabilité ou l’innocence d’un accusé. A plusieurs reprises, lors de sa propre défense, il a dit « pièce sur pièces ». Ne me condamnez pas sur base des faits non établis, non prouvés.

Moi, je viens plutôt avec des preuves de mon innocence. Vous me montrez une pièce, je vous en oppose plusieurs autres qui détruisent les vôtres et rétablissent mon innocence, pouvait-on interpréter dans ses paroles. De la vient le nom de la chemise. « Pièce contre pièces ». Lorsque moi et les autres, portons cette chemise, affirmons également notre respect et engagement pour une justice équitable, respectueuse des lois et règles établies, pour soit condamner quelqu’un sur base des preuves, ou alors l’acquitter lorsque plusieurs pièces prouvent plutôt son innocence.

Ceci est très important. C’est pourquoi tous les respectueux de la justice juste, du droit, devraient porter un jour ce costume « pièce contre pièces », porté par un innocent qui clame son droit à la liberté, mais qui rencontre en face un jugement préfabriqué, qui l’a condamné avant même le début du procès.

2. Le Sens Politique

Vital Kamerhe est le précurseur d’un projet de société pour un pays grand comme l’Europe de l’Ouest, et pour plus de 82 millions d’habitant. Il est le numéro 1 d’un parti représenté dans toute la RDC, et dans plus de 53 pays dans le monde. Grâce à sa vision d’un grand Congo, stable et développé au coeur de l’Afrique, il a drainé des foules derrière lui, et obtenu des résultats indiscutablement satisfaisants lors des élections présidentielles et législatives dans notre pays. 3e en 2011 avec plus de 1 millions d’électeurs des candidats présidents de la RDC, et meilleur élu de la République aux dernières élections législatives, avec près de 90 000 voix, Vital Kamerhe est l’un des 5 plus grands leaders politiques au niveau national.

Même ses actions les 18 dernières années dans la réconciliation et la pacification du pays, ont fait de lui le « pacificateur » attitré d’un pays en proie à la guerre et aux divisions depuis plus de deux décennies.

Un leader est devant et le peuple le suit. La population le suit et soutient sa vision, ses projets, ses pensées, ses démarches, et même les aspects parfois négligeables de sa personnalité, comme par exemple son courage, sa façon de parler, son accoutrement, ses loisirs.

Que VK se retrouve en « pièce contre pièces », il est tout à fait normal que ses militants, ses admirateurs, mais aussi les congolais qui reconnaissent son leadership charismatique, l’imitent aussi et se vêtissent de ce costume porté par un représentant de notre politique
national.

Nombreux congolais attendent même que le Président de la République, par solidarité avec celui qui a contribué politiquement et financièrement pour l’amener à la magistrature suprême, fasse un clin d’oeil admiratif à « pièce contre pièces » qui n’est plus l’habit du
prisonnier, mais celui d’une partie de sa population éprise du sens de respect des accords, dont celui de Nairobi.

3. Le Sens Moral et Religieux

Kamerhe dans « pièce contre pièces » et le symbole de la solidarité, de l’humanité, de l’humilité, de l’abnégation, du respect des valeurs chrétiennes. Bref il suit le modèle de Jésus Christ. De celui qui nous a appris à mourir pour vivre. En portant cette chemise, et
sortant dehors, devant les caméras, dans cette tenue (il avait seul exigé la diffusion en direct du procès), le Dircab du Chef de l’Etat s’est rabaissé. Il s’est humilié, sachant que la justice le relèvera. Il a accepté les conditions des autres prisonniers et a solidarisé avec
ceux qui souffrent au quotidien dans ces geôles aux conditions inhumaines et dégradantes.

Jules Bahati Mutu, le Fédéral de l’UNC/Norvège

Il s’est fait l’un d’eux et leur avait prévenu dès le premier soir : « je suis venu pour vous libérer ». Kamerhe a toujours dit qu’il est le modèle de Jésus Christ. Le fils de Dieu avait accepté d’être giflé, trahi, crucifié, pour la vérité. On lui avait aussi ravi ses habits. Pourtant fils de Dieu, il avait porté des habits l’identifiant aux esclaves, et était donc prêt au sacrifice pour que les uns et les autres vivent, selon leurs intérêts actuels et à venir. Lorsque à l’exemple de Mwalimu, nous portons le « Jaune-bleu », nous affirmons notre solidarité avec ceux qui souffrent, avec les rejetés, les oubliés de la société, mais aussi avec le maitre luimême, VK, qui nous dit, à l’exemple du Christ : « ne pleurez pas pour moi, pleurez pour les vôtres qui souffrent plus que moi, pleurez pour cette nation qui va droit vers le mur ».

4. Le Sens Psychologique

L’état de porter un uniforme de la prison, peut provoquer une réaction psychologique de la personne détenue. La plupart des grandes personnalités devenues prisonnières, sont réticentes et sont souvent stigmatisées et par conséquent suffisamment touchées psychologiquement.

La perte de l’individualité, de l’identité peut avoir un effet préjudiciable à la perception de soi et peut entrainer la stresse psychologique. Vital Kamerhe a, depuis son incarcération, prouvé d’une santé psychologique stable et forte, malgré le port de ce costume.

Il s’est défendu avec intelligence et autorité. Il a gardé sa personnalité, son identité, ses caractéristiques de leadership et d’homme d’Etat en tenue de prisonnier. Et moi, en portant « pièce contre pièces » comme le Docteur Kamerhe, je reste « MOI », dans mon tout, identique à moi-même. L’habit ne fait pas le moine, dit-on.

Dans un procès théâtral, les costumes sont permis, parce qu’ils identifient momentanément les acteurs, et sont passagers, remplacés après le théâtre, par le vrai habit car on reconnait le moine par son réel habit.

Dans « pièce contre pièces », des milliers des kamerhistes et des congolais, sont psychologiquement forts, et espèrent à l’acquittement rapide de « Innocent ».

5. Le Sens Socio-économique

Le Mari de Hamida Chatur a souffert de l’injustice qui depuis près de 4 mois, l’a privé de ceux-là qui l’aiment et qu’il aime. En tant qu’humain, il en souffre. Surtout lorsqu’il clame son innocence, mais voit jour pour jour, le déroulement d’une messe qui était dite depuis longtemps.

Nos « pièce contre pièces » sont une marque de solidarité avec la famille Kamerhe et Chatur, mais aussi avec la famille UNC.

Nous sommes unis pour le bon et pour le pire. Nous convolons en justes noces, dans un processus qui fortifie nos liens sociaux. Et en même temps, en mettant le focus sur des tissues « pièces contre pièces », nous utilisons de l’argent pour les acheter, les faire coudre, les distribuer, les laver. Nous faisons des entrées financières auprès des vendeurs, des couturiers, des commissionnaires.

Tenue de prisonnier un double sens humiliation (pour les bourreaux qui le lui imposent) et lui le change en symbole d’humilité ! Pour ses partisans et ses nombreux sympathisants, ils le portent pour marquer leur solidarité. Pour eux ce n’est plus un symbole de la honte puisque convaincus de son innocence…la fierté comme aujourd’hui les chrétiens sont fiers de la croix symbole de souffrance du Christ mais finalement de victoire du bien contre le mal.

Son passage en Prison lui a montré une façade cachée de notre République…aujourd’hui plus que jamais Kamerhe se fait la voix des sans voix ! Il a facilité la libération des plusieurs détenus qui étaient retenus par manque de 100$, 200$, 80$, et 150 dollars ou d’autres pour qui les dossiers étaient oubliés, sans suite depuis leur arrestation
etc.

Je me suis donné pour mission personnelle d’appeler à l’action « Pas une maison sans VK, pas une maison sans Pièce contre pièces en RDC » jusqu’à la libération du prochain président de la RDC, j’ai cité Vital Kamerhe. Et j’espère que mon appel sera entendu, et donnera des entrées financières à des milliers des femmes couturières qui vivent au quotidien, et qui ont besoin de vivre, comme nous. Jésus ne s’est pas sacrifié seulement pour le bonheur des scribes et des sacrificateurs, mais aussi pour les malades, les orphelins, les veuves et les prisonniers.

C’est ainsi qu’a conclu Jules Bahati Mutu dans ces propos recueillis par Christina-Joseph Musenge

2 Commentaires

  1. Cher Monsieur, Éditeur en chef,
    Je venais de lire, l’ article du camarade Jules Bahati, sur  » la tenue pièce contre pièces », écrit par votre journaliste Christina Joseph Musenge,
    Je vous écris pour que vous portiez un correctif, tenez: le camarade Jules B, n’ est pas le secrétaire fédéral de la Norvége. C’est le camarade Justice Cihiluka qui est le secrétaire fédéral de la Norvége. En le faisant vous honorez le métier journalistique et vous même, vous en sortirez ragaillardit.

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