Sud-Kivu : Le collège provincial des étudiants anxieux de la grève du personnel académique et scientifique de l’ESU

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Le collège provincial des étudiants du Sud-Kivu demande aux autorités politico-administratives en charge de l’ESU de décanter, dans l’extrême urgence, la cause à la base du mouvement de grève observé dans les institutions supérieures et universités  publiques de la République démocratique du Congo.

Dans un communiqué de presse signé le mercredi 12 janvier 2022, le porte-parole provincial des étudiants, Musa Mutesa Afred, fait savoir qu’après des grèves à répétition dans le secteur de l’EPST, l’enseignement supérieur et universitaire devrait être un lieu propice de rattrapage afin de sauver l’élite intellectuelle congolaise.

Malheureusement, contre toute attente, le personnel académique et scientifique des institutions publiques d’enseignement supérieur de la Rdc a aussi décrété une grève sèche, mettant ainsi en péril l’éducation des jeunes et qui plus est, le développement de toute la République.

« La problématique de la grève qui s’ajoute dans les institutions supérieures publiques ne vient qu’aggraver cette situation et le plus perdant c’est l’étudiant congolais qui n’a aucun climat propice à son apprentissage ; et surtout pour ce nouveau système LMD dont le respect du timing est une condition sine qua non pour la réussite de cette première expérience » a fait s’avoir Musa Alfred.

Au vu de cette situation, le collège provinciale des étudiants du Sud-Kivu demande « aux autorités ayant en charge le secteur de l’ESU, de faire de cette problématique une priorité qu’il faut régler dans l’extrême urgence ; il suffira donc d’écouter la délégation des professeurs, des Chefs des Travaux et Assistants et trouver un moyen d’aboutir à un consensus dans un bref délai »

Et de surplus ; « aux Chefs des travaux et Assistants d’avoir pitié de cette jeunesse dont l’avenir est hypothétique par manque d’éducation. Aux étudiants de rester sereins et de ne pas se livrer aux antivaleurs ni aux manipulations des uns et des autres qui pourraient en profiter pour troubler l’ordre publique ».

CONTEXTE

Prévue le cinquième jour du mois de janvier, la rentrée académique 2021-2022 n’a pas été effective dans la plupart des instituts  supérieurs et universités publiques de la République démocratique du Congo. Pour cause, le Réseau des Associations des Professeurs des établissements de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (RAPUCO) a annoncé une grève sèche à partir du mercredi 5 janvier dans tous les instituts supérieurs et universités publics. Ils ont pris cette décision pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Peu après, les chefs de travaux et assistants ont aussi déclenché leur mouvement de grève pour exiger l’amélioration des conditions de vie.

Par Michel Methusela

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