Sud-Kivu : l’ADP prône « la démocratie sanitaire » pour le bien-être des patients

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Les relations entre patients et médecins inquiètent du jour au jour. Dans la plupart de cas de pays sous-développés, les malades qui aspiraient à la guérison et au bon encadrement en se dirigeant à l’hôpital, voient leurs droits être piétinés, par ignorance et/ou par mauvaise foi, par le personnel soignant.

En république démocratique du Congo en général et au Sud-Kivu en particulier, cette problématique fait couler de l’ancre. Une motivation suffisante pour l’Association des Droits des Patients (ADP) de se battre afin d’instaurer « une démocratie sanitaire » dans le secteur de la santé.

Alexandre Zaza, coordonnateur provincial de l’ADP, explique les raisons à la base de cette initiative en ces termes :

« On semble oublier que les malades sont des personnes qui doivent être accompagnés dans leurs droits. Une fois dans une structure de santé, le malade doit être considéré d’une part comme une personne à part entière avec toute son intégrité physique et morale, d’autre part il devient une personne qui n’est pas du tout dans le bon sens. Nous avons remarqué que le personnel soignant affiche souvent un comportement qui n’est pas humain et les patients sont abandonnés à leur triste sort ».

A en croire Alexandre Zaza, cette démocratie sanitaire permettra au patient d’être au centre de tout et évitera à ce dernier de se soumettre  aux conditions illégales avant d’être soigné.

« Nous allons faire en sorte qu’une démocratie sanitaire puisse régner dans le secteur de la santé. C’est-à-dire que le malade lui-même doit être acteur, plus question d’imposer des conditions illégales aux patients pour se faire soigner. Le malade doit lui-même choisir sa structure sans contrainte ».

Signalons que l’Association des Droits de patients est une association sans but lucratif qui se fixe comme objectifs le renforcement du cadre de collaboration entre les hôpitaux et leurs patients, la défense des droits des patients et les plaidoiries pour les structures de santé.

Par Tecla Kahirho

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