RDC: le conseil de sécurité de l’ONU « note avec inquiétude que des détournements d’armes des stocks nationaux »

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Sans donner plus de détails, le Conseil de sécurité de l’ONU a donné lundi quelques indications sur des mouvements suspects permettant aux groupes armés de se ravitailler.

Dans la résolution renouvelant le mandat de la MONUSCO, le conseil note « avec inquiétude que des détournements d’armes des stocks nationaux servent encore à approvisionner des groupes armés en République démocratique du Congo ».

Il demande ainsi que se poursuivent les efforts déployés sur le plan national pour contrer la menace que représentent le transfert illicite, l’accumulation déstabilisante et le détournement d’armes légères et de petit calibre, notamment les mesures tendant à organiser en toute sûreté et efficacité la gestion, l’entreposage, la surveillance et la sécurité des stocks d’armes et de munitions et la lutte contre le trafic et le détournement des armes, notamment par le renforcement des capacités et la lutte contre l’impunité, avec l’appui renouvelé de la MONUSCO, selon qu’il conviendra et dans les limites des ressources existantes.

Il prie également le Gouvernement congolais d’accroître son appui à la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre et de réduction de la violence armée (CNC-ALPC).

Quelques indications sont données dans un rapport du groupe d’experts de l’ONU en janvier 2021. Plus de 20 témoignages, dont 3 de première main, recueillis par Groupe d’experts de l’ONU sur la RDC auprès de sources diverses, dont des dirigeants de factions du NDC-R, des dirigeants du CMC/FDP, des officiers des FARDC, la MONUSCO et la société civile, le général Innocent Gahizi, qui était jusqu’en juillet 2020 le commandant adjoint des FARDC de la 34e région militaire pour le renseignement et les opérations, avait donné l’ordre aux unités des FARDC basées dans les territoires de Masisi, de Rutshuru et de Walikale, notamment à Kitshanga, Nyabiondo et Pinga, de fournir des armes au NDC-R depuis 2018.

Pour rappel, le transfert d’armes et de munitions des FARDC à un groupe armé constitue une violation de l’embargo sur les armes.

Avec actualite.cd

 

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