Les techniques de communication en santé reproductive au centre d’une formation des journalistes à Bukavu !

0
259

En RDC comme dans plusieurs autres pays, les questions  liées  à la santé sexuelle et de reproduction demeurent tabou suite à diverses raisons dont les coutumes et préjugés.Cette situation occasionne des avortements non protégés et parfois  à risques par manque d’information à sujet.Dans le souci de prévenir la mortalité des femmes et filles ainsi que  les grossesses non désirées.La Coalition de Lutte contre les Grossesses Non Désirées (CGND), Si Jeunesse Savait et Amplify Change forment des journalistes de la ville de Bukavu dans l’Est de la RDC sur les techniques de communication en droit, santé sexuelle et de reproduction ainsi que sur le protocole de Maputo ratifié par la RDC.

Les recentes recherches en matière de santé renseignent que les avortements constituent une des causes de la mortalité maternelle en RDC suite aux lois restrictives.Ces dernières  poussent les femmes  à recourir  à la pratique clandestine de l’avortement avec comme conséquences les des infirmités, le décès de la femme et de la fille ainsi que diverses complications.

Partant de ce tableau quasi sombre,ces organisations ont jugé bon de renforcer les capacités des professionnels des médias en matière de santé de reproduction en vue de contribuer ainsi à la vulgarisation de l’article 14 du protocole de Maputo pour lutter contre la stigmatisation à l’égard des femmes et prévenir ainsi les grossesses non désirées.

Ainsi durant deux jours,les journalistes seront outillés sur les soins complets d’avortement et de la contraception, l’évolution du contexte légal en RDC en matière de santé de reproduction.Ceci en vue d’informer correctement la population sur les questions liées à la santé de reproduction et fermer ainsi la route aux préjugés et stigmatisation à l’égard des femmes.

En rappel,cette formation s’inscrit dans le cadre du projet Mongongo na Biso 2. Executé dans les provinces de Kinshasa,Congo Central, le Nord et Sud-Kivu.

Par Loni Irenge Joe

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here