Le non-respect du temps un phénomène chronique dans le mental congolais!

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C’est connu de tous : « si vous invitez des amis à manger, dites-leur de passer à midi si votre repas sera prêt à 14 heures. Car plusieurs seront retard ». C’est l’heure congolaise. Les Congolais eux-mêmes l’appellent ainsi. Les officiels congolais sont les plus grands retardataires

S’il ne peut passer pour une caractéristique d’un peuple, tant son essence humaine s’impose, le retard a pris une place de choix dans et à côté des cœurs de nombreux congolais. 

Les premiers officiellement en retard sont les autorités politiques et administratives. Quel que soit leur rang, les « chefs » donnent l’impression d’être importants seulement quand ils arrivent les derniers à des rendez-vous où ils sont attendus.

« Je n’aime pas être à une manifestation où l’on attend un ministre, maire ou gouverneurs. Ils ne respectent pas souvent l’heure », commente un habitant de la ville de Bukavu.

Face à cette situation, certains observateurs estiment cette culture de temps perdu serait le plus grand sérieux problème de congolais et un véritable frein au développement de la RDC où l’on semble ignorer que « time is  money » (le temps c’est de l’argent).

Et pourtant le respect de l’heure est une valeur à cultiver et une preuve de savoir-vivre. Un homme ponctuel prouve qu’il est un homme de parole, digne de confiance et organisé.

Signalons qu’aujourd’hui, inviter une autorité pour présider une manifestation revient à perdre presque toute une journée s’il faut l’attendre. C’est le cas lorsque le maire, le gouverneur ou le ministre est celui qui doit procéder à la pose de la première pierre, au lancement officiel ou à la coupure du ruban symbolique.

Par MWEMA Joseph

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