L’approvisionnement en eau demeure un casse-tête dans certains coins de la ville Bukavu.

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La question de l’eau est l’un de défi majeur du vécu quotidien de la population. Ce dernier temps à Bukavu, on assiste à une carence d’eau dans plusieurs quartiers. Cette situation pousse plusieurs personnes à aller à la recherche de cette denrée rare, parcourant de grandes distances au risque pour les enfants et les femmes.

Ce dernier temps a Bukavu c’est devenu une habitude de rencontrer dans les rues, des enfants, femmes et hommes avec de bidons à la rechercher d’eau. S’approvisionner en eau potable est devenu un casse-tête pour la population.

Panzi  et essence-major Vangu figurent parmi les quartiers les plus affecté. D’autres quartiers comme Nguba et Mukukwe dans la commune d’Ibanda ne sont pas aussi à l’abri.

La même situation sévit aussi dans quelques quartiers de la commune de Kadutu :

« nos enfants vont a la rivière Ruzizi et au lac Kivu avec tous les risques de noyades et un terrain potentiel des maladie telles que le choléra qui le guette » déplore Jeannine Musimwa une femme de ménage croisée dans les rues de Bukavu.

Cette même désolation est exprimée par Paul Mulikire, commerçant ambulant, qui craint pour la sécurité de jeunes filles : « nos filles courent les risques de viols en quittant la maison entre 3h et 4h du matin pour chercher de l’eau dans les communes voisines parcourant parfois  5 à 10km ».

Au delà des efforts physiques, il faut payer de l’argent, car pour un bidon de 20litres il faut débourser entre 200 et 500fc.

Quant a bienfait Mushobekwa un habitant de Nyawera, il en assez de la facturation que fait la Regideso au moment où l’eau n’est pas en permanence dans son quartier, car il arrive souvent le soir au moment tout le monde est déjà en sommeil, jusqu’au petit matin et cette situation lui pousse à se poser la question de savoir pourquoi  payer la facture lorsque le service attendue n’est pas rendu correctement.

A ce sujet la Regideso, par la bouche de son directeur technique Damien Mudekereza explique que la carence en eau dans certaines communes est due principalement aux construction anarchiques, car certaines maisons sont construites sur les conduites d’eau, et sur des vannes, ce qui fait obstacle à la réparation de la canalisation, la baisse sensible de l’eau du lac pendant cette période sèche, mais également les différentes constructions routières qui parfois brise le tuyau de la Regideso, la vétuste de la tuyauterie de la Regideso qui est entrain d’être remplacer sans oublier l’absence du courant  de la Snel qui rend parfois difficile l’alimentation de la partie montagneuse de la ville. Tous ces facteurs rendent difficile l’approvisionnement dans certaines partie de la ville de Bukavu.

Par Fulgence RUKATA

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