Elections/RDC : Le collège des étudiants du Sud-Kivu en guerre contre la manipulation politicienne des jeunes !

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Pour la première les congolais auront la chance d’assister à une passation civilisée du pouvoir entre deux présidents de la République en vie depuis son accession à la souveraineté. Certes, avec les deux premières expériences électorales, les résultats ont fait l’objet des contestations et des violences. A cet effet, pour cette troisième expérience, le collège provincial des étudiants du Sud-Kivu demande aux étudiants de participer massivement et pacifiquement aux prochaines échéances électorales.

Aux scrutins de 2006 et de 2011, des marches et des violences ont été enregistrées dans certains coins du territoire national, dont la capitale congolaise. Egalement, la prestation du serment de deux présidents, une situation qui a résulté des contestations, des décomptes faits par l’organe chargé d’organiser les élections, lesquels décomptés confirmés plus tard par les instances judiciaires habilitées.

Cependant, dans un point de presse tenue ce 20 décembre 2018, à Bukavu, le collège provincial des étudiants du Sud-Kivu, ayant développé la conviction qu’il est possible de mieux faire qu’à jamais invite les étudiants de mettre à l’abri des manipulations politiciennes. Les quelles conduiraient à des actes de barbarie dans la contestation illégale.

Il rappelle ainsi que la loi électorale prévoit des voies des recours en cas de contestation. C’est-à-dire introduire les recours devant les instances judiciaires habilitées.

En  appelant toutes les parties prenantes aux élections de se mettre à l’abri de toute violence et de toute contestation illégale, Amani Byamungu Joseph, porte parole provincial des étudiants recommande aux enseignants candidats de ne pas abuser de leur statut d’enseignant pour influencer le choix et le comportement des étudiants. Mais aussi, aux autorités académiques de combattre les antivaleurs de manipulation, de xénophobie, ethnocentrisme, dans les milieux universitaires.

A noter que la loi électorale a prévu les recours contre les résultats provisoires publiés par la CENI. Dans son article 73 : « une mesure de contestations des résultats provisoires des élections peut être introduite deux jours après la publication de la commission électorale nationale indépendante par le parti ou regroupement politique ayant présenté un candidat, soit par le candidat président lui-même ou son mandataire. Ce recours sera envoyé au conseil de l’Etat pour son dernier traitement ».

Par MWEMA Joseph

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