Sud-kivu : Les victimes de l’escroquerie des coopératives dans la rue pour réclamer la restitution de leur argent.

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Depuis quelques années plusieurs institutions de microfinance, dont les coopératives d’épargne et de crédit dans la province du Sud-Kivu sont tombées en faillite occasionnant la perte de plusieurs millions de dollars d’épargne de la population et précipité dans une pauvreté notoire. c’est ainsi que pour exprimer leur énième cri d’alarme, ces victimes sont descendues dans les rues de Bukavu lors d’une marche pacifique et au cours de la quelle un mémorandum demandant l’implication personnelle du chef de l’État Félix Tshisekedi afin de trouver une solution définitive a été déposé au cabinet du gouverneur de la province.

Pour justifier cette énième marche, sur les artères principales de la ville de Bukavu, Hamuli Kandolo, président du comité de crise de victimes de coopératives au Sud-Kivu, renseigne que cette activité s’inscrit dans l’objectif d’informer les nouvelles autorités, qu’ils ont été victimes de l’escroquerie de certaines coopératives:

« nous sommes venus pour dire aux nouvelles autorités que nous avons été victimes de plus de 50.000.000$(millions)dont la coopec imara 12.000.000$ , mecrebu 11.000.000$,
coopec nyawera
5.000.000$ et le reste tulinde azina et les autres coopératives. Curieusement cet argent serait détourné en complicité avec la banque centrale, car on ne peut pas ouvrir une institution de micro finance sans l’aval de la BCC, qui a des experts qui font les audits dans différentes cooperatives. En plus par le passé dans le gouvernement sortant, nous avons écrit au chef de l’État et il nous a envoyé, le directeur de la banque centrale, le ministre de finance et même son directeur de cabinet mais sans aucun résultat. c’est pourquoi nous sollicitons l’implication du président Félix tshisekedi ».

Signalons que c’est le vice gouverneur ad intérim Fiston Malago, qui a reçu le mémorandum en question, tout en rappelant qu’il va remettre le document à qui de droit affirmant par la meme occasion que cette question figure parmi le priorites de son gouvernement:

« nous savons tous la position du chef de l’État, c’est le peuple d’abord et nous à notre niveau nous ferons tout pour trouver la solution, c’est pourquoi je recommande à toutes les victimes de constituer une commission avec laquelle nous allons travailler pour trouver la solution « a-t-il renseigné .

Par Fulgence Rukata .

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