Sud-Kivu : Le phénomène Internet, nécessite une éducation bâtie sur le roc éternel !

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A l’image d’une jolie médaille qui suscite une folle admiration et une convoitise sans retenue, l’Internet a aussi sa mauvaise face dans la province du Sud-Kivu. Si d’un côté nous avons la façade positive faite des évidences qu’il offre, l’autre côté est simplement négatif où nous relevons des dérives comparables à un feu de brousse destiné à décimer toute la forêt qu’est l’humanité. Comme une traînée de poudre, le phénomène Internet a conquis tout le monde, ne laissant aucun homme indifférent, dans la mesure où la population y est déjà entrée pieds et poings liés. Même s’elle peut avoir un courage titanesque, elle s’est plongée dans une sorte d’ «examen ».

Au Sud-Kivu, le phénomène Internet a fait perdre le sens du bien en inaugurant une génération hypocrite et tortueuse. Nul ne peut faire fi à la curiosité malsaine que suscite le phénomène Internet.

Des sites Web proposant des contenus moins sérieux pullulent et la plus part des personnes y consacrent le plus de leur temps comme à un exercice favori. Et comment ne pas faire mention de la présence assez sensible sur Internet de sites dont l’intentionnalité est la culture de la haine ou l’incitation au racisme.

Avec l’Internet, certains jeunes du Sud-Kivu sont en train de perdre le fondamental de valeurs qui les ont mus le long de leur expérience.

Des fausses promesses de voyage aux offres d’emplois chimériques en passant par le commerce en ligne, le trafic des organes génitaux, constituent un grand problème dans cette province. Nombreux sont ceux-là qui ont été roulés avec élégance à travers ce genre de promesse. L’Internet au Sud-Kivu fait comporter les gens en la manière du chien de Pav Lov qui, même à l’absence du morceau de viande continue à baver.

Un effectif exorbitant de jeunes, fascinés avec déraison par la richesse et la variété des informations qu’offrent différents sites, en viennent même à oublier leurs études. Le temps dédié aux travaux pratiques et à la lecture intense ou ascétique dans une bibliothèque est déjà renvoyé aux oubliettes.

La majorité des jeunes ne font qu’aller chez notre cher « Google » en vue d’y puiser des informations même celles teintées d’une insuffisance logique. Même si l’évolution de la technologie veut créer un homme augmenté, ce dernier ne substituera jamais à l’intelligence naturelle. La jeunesse étant espoir des horizons lointains, doit se cultiver intellectuellement afin de sauver tant soit peu notre humanité qui, comme un navire, est en train et de manière caché, de couler à pique.

Dans la province du Sud-Kivu en particulier et la RDC en générale, la gestion responsable des moyens de communication et en l’occurrence le phénomène Internet, nécessite une éducation bâtie sur le roc éternel. Cette esprit doit s’incarner et dans l’adulte et dans l’adolescent. L’éducation jouerait  un rôle patent au sein des Nouvelles Technologies, de l’Information et de la Communication dans la mesure où elle privilégierait les valeurs humaines dont l’homme est dépositaire.

Il serrait impérieux que les moments programmés soient gérés de manière responsable, garder l’appareil mobile à distance pendant le repos afin que le champ magnétique ne provoque pas une sorte de trouble au niveau du cerveau, ne pas recourir aux sites « xxx pour raison de prudence et cohérence d’autant plus que toutes les informations sont contrôlées même à l’insu du celui qui consulte. La bonne éducation serait de rechercher ce qui peut aider la communauté humaine à percevoir des horizons prometteurs. En y parvenant, on peut toutefois compter sur une éthique du « vivre ensemble » en promouvant l’unique et même destinée pour le bien de tous.

Etant donné que la situation n’épargne personne au Sud-Kivu, il importe donc à tous les acteurs impliqués, en commençant par le pouvoir public jusqu’aux internautes, par le truchement des fournisseurs d’accès à Internet, les communautés religieuses, les médias, les éducateurs de travailler en syntonie afin de faire de l’Internet un espace éducatif sûr et convivial.

Par MWEMA Joseph

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