JIF 2019 : La mutilation des fillettes, un calvaire pour les enfants du Sud-Kivu !

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« Ma fille a été enlevée par des personnes non autrement identifiées. Deux jours après les recherches, nous avons retrouvé son corps jeté dans la brousse, son œil gauche soutiré, les dents retirés, le sang puisé et sa matrice coupée » témoigne larme aux yeux sous un air triste madame FURAHA RUSABUNGA mère de 5 enfants et qui à la semaine dernière, sa fille Déborah a été enlevée et son corps retrouvé jeté dans la brousse mère d’une fillette enlevée et mutilée par les inconnues à Kavumu dans le groupement de Bugorhe en territoire de Kabare au Sud-kivu dans l’Est de la RDC qui cumule un taux de criminalité très élevé depuis le début du mois de Mars 2019

Madame Fuhara, comme plusieurs autres femmes vivent dans le chagrin de perdre leurs enfants suite au phénomène d’enlèvement des enfants devenu reçurent dans cette partie de la province depuis quelques années.

Des sources sur place, renseignent que Le village draine aussi une effroyable réputation. La première semaine du mois de mars, ce village a été le théâtre de plusieurs cas d’enlèvements d’enfants  suivis d’amputations d’organes sexuels. Au moins quatre enfants, des filles et des garçons de moins  de dix ans ont été enlevés puis leurs corps retrouvés jetés dans la brousse et leurs organes génitaux  détruit et mutilés. Cela porte à 6 le nombre des personnes tuées depuis le mois de le début du mois.

Cette situation met la population dans un état de peur suite au mode opératoire de ces bandits qui en défoncent le mur et enlèvent une petite fille pour la soumettre à des actes atroces. Après l’acte ils abandonnent ainsi le corps jeté dans la brousse ou dans le jardin

Occasion pour le chef de groupement par intérim qui contrôle ces villages et qui a vécu l’événement de préciser que des petites fillettes ont été retrouvées avec des traces d’étranglement et leurs organes génitaux détruits. BIREGO KATANA invite ensuite les autorités à prendre des mesures qui s’imposent pour arrêter ce phénomène qui met en péril l’avenir de plus d’un enfants

« Nous vivons dans une psychose totale ici, le fait de mutiler les enfants nous fait de la tristesse. Des enfants dont l’âge varie entre 3, 9 et 15 ans ça fait vraiment de la peine, et qu’est-ce qui vous dit que demain ça ne soit pas nous les adultes » plaide-t-il

En somme, les organisations de défense des droits humains et la société civile plaide pour des enquêtes en vue de dénicher les auteurs de ces actes et rendre ainsi justice à ces fillettes qui ont droit à la protection comme garantie par la constitution et les différents instruments juridiques internationaux auxquels la RDC est signataire.

Par Loni Irenge Joe et Amani Alimasi avec le Réseau des journalistes amis de l’enfant (RJAE/Sud-kivu)

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