Euro 2021. Cinq choses à savoir sur Stéphanie Frappart, première arbitre féminine d’un Euro

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Quatrième arbitre ce vendredi pour le match d’ouverture de l’Euro 2021, Stéphanie Frappart va devenir la première femme à arbitrer une rencontre d’un Euro masculin de football.

Ce vendredi soir, Stéphanie Frappart va entrer dans l’histoire. À 37 ans, la Française va devenir la première femme à arbitrer un match de l’Euro masculin à l’occasion d’Italie – Turquie, match d’ouverture de l’édition 2021, sur lequel elle sera quatrième arbitre. Découvrez, ou redécouvrez, cinq choses sur une pionnière de l’arbitrage.

Spécialiste des premières

Avant de devenir la première femme à arbitrer une rencontre de l’Euro masculin, la Française était déjà rentrée dans l’histoire. Si elle n’est pas la première femme à figurer dans le trio arbitral en Ligue 1 – devancée par Nelly Viennot, juge de ligne de 1996 à 2007 -, Stéphanie Frappart est devenue la première arbitre centrale d’un match de première division le 28 avril 2019, à l’occasion de la rencontre Amiens – Strasbourg.

Cinq ans plus tôt, elle avait déjà été la première à arbitrer, en tant qu’arbitre centrale, un match de Ligue 2 : Niort – Brest.

Une expérience européenne

Le 14 août 2019, quatre mois seulement après son premier match en Ligue 1, Stéphanie Frappart vit son premier choc européen : elle arbitre la Supercoupe d’Europe entre Liverpool et Chelsea, accompagnée de juges de ligne féminines. D’autres rencontres européennes (Ligue des Nations, Ligue Europa) suivront, avant son premier(et seul pour l’instant) match de Ligue des champions, Juventus – Dynamo Kiev, le 2 décembre dernier.

Au total, l’arbitre française compte neuf matches européens masculins en tant qu’arbitre centrale.

Un match arbitré en Suisse

Si les arbitres officient en général dans le championnat de leur pays d’origine, Stéphanie Frappart a connu une exception au cours de sa carrière. Le 3 août 2020, elle était au sifflet pour un match de Super League, la première division suisse, entre Neuchâtel Xamax et Lugano (0-1). Privée de match à cause de l’arrêt de la Ligue 1 en mars 2020, elle avait dirigé cette rencontre à la suite d’une demande de l’UEFA. Elle préparait, en effet, la Ligue des champions féminine et avait besoin de retrouver le rythme.

Victime de sexisme

Stéphanie Frappart a été victime de sexisme, publiquement, quand elle officiait encore en Ligue 2. En 2015, David Le Frapper, alors entraîneur de Valenciennes, avait déclaré à son sujet : « L’arbitre n’a pas vu le penalty, elle faisait peut-être du patinage. Quand on est une femme et qu’on vient arbitrer un sport d’hommes, c’est compliqué. » Il s’était ensuite excusé.

Elle veut montrer l’exemple

Les arbitres féminines peinent à trouver leur place dans le football masculin. Stéphanie Frappart souhaite jouer le rôle de locomotive. « C’est à la fois un privilège, un honneur et une responsabilité, avait-elle déclaré en 2019. J’espère que mon parcours va encourager les jeunes filles à s’engager dans l’arbitrage. » Deux ans plus tard, certaines ont pris son sillage à l’image de Maika Vanderstichel (27 ans), meilleure arbitre de D1 féminine en 2019, qui a arbitré une rencontre de National en mai dernier.

Avec ouest-france

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