RDC/Candidature unique de l’opposition : Qui s’effacera au profit de l’autre ?

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A cinq mois du Jour-J, du scrutin de 23 décembre, les principaux opposants au pouvoir de Joseph Kabila partent en ordre dispersé, mais ils ne cessent de proclamer leur unité. Aujourd’hui, les principaux leaders de l’opposition vont devoir payer 100 000 dollars chacun pour se porter candidat d’ici au 8 août, date de la fin du dépôt des dossiers pour la présidentielle. Principales têtes d’affiche de l’opposition, Moïse Katumbi, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et Jean Pierre Bemba, les Congolais attendent de savoir qui d’eux s’effacera au profit de l’autre.

Plus d’une fois, l’opposition a expérimenté ce genre d’alliances circonstancielles sans qu’elles puissent résister à l’épreuve du temps.

Une chose est sûre, l’opposition compte participer pleinement à la présidentielle du 23 décembre. Les uns après les autres, les ténors de l’opposition appellent à l’unité et à une candidature unique.

L’ex vice-président, Jean-Pierre Bemba, qui vient de se lancer dans la course avec son retour ce 1er Août à Kinshasa après dix ans d’absence, et qui avait  martelé le 24 juillet au cours d’une conférence de presse à Bruxelles qu’il « milite pour une candidature unique de l’opposition… ».

C’est aussi le cas du ex-proche du président Joseph Kabila et ancien gouverneur de la riche province du Katanga, Moïse Katumbi qui vient aussi d’annoncer son retour imminent à Kinshasa, ce vendredi 3 Août  pour faire enregistrer sa candidature. Lui aussi appelle l’opposition à resserrer les rangs pour imposer l’alternance au sommet de l’Etat.

Alors que le dépôt des candidatures prendra fin le 8 Août 2018  à Kinshasa, certains observateurs pensent que cela ne devrait pas constituer un obstacle et n’empêche pas que l’un se désiste à la place de l’autre suivant le principe de l’union fait la force car c’est l’avenir du Congo qui est en jeu.

Du côté du parti présidentiel, certains caciques estiment que rien n’assure de croire en une candidature unique de l’opposition car il y a trop d’ego, trop de candidats déclarés, et c’est déjà tard pour la candidature unique, et qu’ils parlent plutôt de « renonciation ».

En attendant un hypothétique accord sur un nom, tous les candidats de l’opposition ont mis en garde le président Joseph Kabila contre toute velléité de briguer, en violation de la Constitution.

Par MWEMA Joseph

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