L’ex-président de la CAF, Issa Hayatou rattrapé par la justice pour malversation.

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Président de la Confédération africaine de football (CAF) entre 1987 et 2017, Issa Hayatou a été rattrapé par la patrouille. Ce mardi 27 novembre, la Cour économique du Caire a condamné le Camerounais et son ex-secrétaire général, le Marocain Hicham El Amrani, à 500 millions de livres égyptiennes d’amende chacun (environ 24,5 millions d’euros), rapporte la presse locale.

Cette condamnation fait suite à la signature du contrat d’un milliard d’euros noué en septembre 2016 entre la CAF et Lagardère Sports au sujet des droits médias/marketings du football africain pour la période 2017-2028.

Les deux hommes sont accusés d’avoir contracté cet accord en enfreignant les règles de la concurrence, contrevenant ainsi à la loi égyptienne, où se situe le siège de la CAF (au Caire).

Transmis en mars 2017 à la Cour économique du Caire (CAC), le dossier avait débouché sur le procès des deux ex-dirigeants en avril 2018. La société égyptienne Présentation Sports s’estimait alors lésée par le caractère exclusif des négociations entre la CAF et Lagardère.

Figurant parmi les enjeux de la nouvelle gouvernance de l’instance panafricaine, l’accord avait été déclaré « mauvais pour le football » par nul autre qu’Ahmad, le successeur d’Issa Hayatou.

Le 30 septembre dernier, l’assemblée générale de la CAF avait annoncée la renégociation du contrat, conformément à l’une de ses promesses de campagne du Malgache.

De son coté, Issa Hayatou s’est justifié en affirmant que cette affaire  est une machination avec des agendas cachés : «  l’affaire est orchestrée avec un agenda politique et pour le bénéfice de certains individu » s’est défendu l‘ancien homme fort du football africain tout en fustigeant la partialité du tribunal qui l’ait condamné à titre individuel tout en dédouanant la Confédération Africaine de Football  de toute responsabilité.

Par Fulgence RUKATA

 

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