Les évacuations françaises d’Afghanistan prendront fin vendredi soir, annonce le premier ministre Jean Castex

0
524

TVLes évacuations par la France de citoyens français et de familles afghanes souhaitant quitter leur pays après l’arrivée au pouvoir des talibans en Afghanistan prendront fin vendredi, a annoncé le premier ministre, Jean Castex, jeudi 26 août. « A partir de demain soir, on ne [pourra] plus procéder aux évacuations », a dit M. Castex, invité de la radio RTL. Jusqu’à présent, la soirée de jeudi avait été évoquée par la diplomatie française.

Le retrait imminent des 6 000 soldats américains chargés de sécuriser l’aéroport de Kaboul, dont le départ est prévu mardi, contraint les autres pays encore présents en Afghanistan à partir à leur tour. D’autant qu’une menace « très élevée d’attentat terroriste » autour de l’aéroport a été signalée, dans la nuit de mercredi à jeudi, par les Etats-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni. Les trois pays ont recommandé à leurs ressortissants de quitter la zone et d’attendre de nouvelles consignes.

Réponse de la France à une « catastrophe humanitaire »

« Nous avons rapatrié les Français, les Afghans qui ont apporté à un titre ou à un autre leur apport à l’armée et des familles, des artistes, des journalistes, autour de 2 500 » personnes, a par ailleurs commenté Jean Castex sur RTL. « Il y aura un deuxième temps qu’on va gérer avec les autres pays européens et la communauté internationale, notamment le HCR [Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies] qui seront les réfugiés qui partiront d’Afghanistan dans l’avenir », a-t-il précisé.

Répondant à une question sur le risque sécuritaire de l’accueil de réfugiés venus d’Afghanistan, le premier ministre a rappelé que l’action de la France à Kaboul répondait d’abord à une « catastrophe humanitaire »« Nous surveillons toutes les personnes, nous veillons à leur insertion et à leur comportement », a poursuivi Jean Castex, évoquant notamment la condamnation par la justice, mercredi, d’un homme afghan sorti de la zone de contrôle administratif que lui avait notifié le ministère de l’intérieur.

 Rédaction avec le Monde

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here