Alors que la décision du président burundais Pierre Nkurunziza de briguer un second mandat a fait basculer le pays dans une crise qui a fait plusieurs victimes et dont la communauté international a été impuissante de calmer. Dans un énième rapport publié ce mercredi 6septembre, accablants le gouvernement burundais de violations graves de droits de l’homme. Curieusement, le gouvernement burundais a rejeté d’un revers de la main ce nouveau rapport sur les droits de l’homme via son ministre de droit de l’homme Martin Nivyabandi qui a qualifié des mensonger dans une déclaration faite a la presse ce jeudi.
Trois ans après le début de la crise, l’ONU et les ONG continuent de dénoncer des graves violations de droits de l’homme malgré la dénégation du pouvoir. C’est ainsi que dans un rapport publie mercredi 5 septembre le haut commissaire de l’ONU pour le droit de l’homme et la commission d’enquête des nations unies sur le Burundi ont dénoncé la persistance de graves violations dont certaines sont qualifiées de crimes contres l’humanité et dans un climat de peur généralisé :
« Notamment des exécutions sommaires, des disparitions forcées, des arrestation et des détentions arbitraire, des tortures et d’autres traitements cruel, inhumains ou dégradant ».
Ces graves violations de droits de l’homme sont notamment imputées aux membres de la ligue des jeunes au parti au pouvoir (imbonerakure), aux services nationaux de renseignement et la polices s’agissant de victimes.
Le rapport indique qu’il s’agit : « opposants au gouvernement et au parti au pouvoir ou des personnes perçues comme tels ».
Evoquant la persistance des violations graves des droits de l’homme et l’absence des mesures prises contre leurs auteurs. La commission recommande au conseil des droits de l’homme de l’ONU de prolonger son mandat pour une année.
Du côté du gouvernement, c’est le ministre de droits de l’homme Martin Nivyabandi qui est monté au créneau en qualifiant ce rapport de fallacieux et mensonger :
« nous rejetons en bloc et catégoriquement ce rapport fallacieux et mensonger qui présente un tableau alarmant sur la situation de droits de l’homme au burundi.il est politiquement motivé comme le précédents rapports .c’est pourquoi le gouvernements le rejette » a-t-il déclaré sur la radio indépendante isanganiro.
Même si tout n’est pas rose : « cette commission cache la vérité » a ajouté le ministre burundais de droits de l’homme.
Pour rappel, la commission d’enquête de l’ONU sur la situation de droits de l’homme au Burundi, a été crée en septembre 2016 dans la perspectives de mener des investigations spécifiques au Burundi et son mandat a été renouvelé fin 2017 pour une année. Bujumbura a toujours refusé de collaborer avec les enquêteurs de cette commission, et l’accuse de complicité de rapport accablant visant à ternir l’image du Burundi.
Par Fulgence RUKATA