En République Démocratique du Congo il est vrai que la religion est toujours au bout des lèvres des hommes politiques, dans leur manière de s’exprimer, les images qu’ils utilisent et autres. Dans le souci d’apaiser les esprits à la veille des élections, les groupes religieux sont des calibres efficaces pour permettre à certains candidats de gagner la confiance des électeurs. Vue le degré d’augmentation de la température électorale il est indispensable que les hommes de la mosquée et de l’église s’éloignent des hommes politiques car selon certains observateurs, les propos de campagnes de ces derniers et ceux d’après campagnes sont différents.
Le 23 décembre 2018, la RDC va entrer dans la phase des élections présidentielle et législatives attendues depuis 2016. Cependant, avant cette date, l’étape décisive est celle de la campagne électorale pour qu’un candidat s’attire l’attention et la confiance des électeurs.
Dans la politique de la RDC, les Eglises s’intéressent plus aux actions des politiques. Durant les campagnes électorales précédentes, certaines Églises, avaient pris l’initiative en prophétisant leurs fidèles sur certains candidats. Des prophéties selon lesquelles tel est un envoyé ou un élu de Dieu et il va gagner les élections. Malheureusement, après les élections, le résultat était contraire à la prophétie.
Pour certaines opinions un religieux qui ne connait qu’une seule parole à tenir et à faire doit se méfier de donner des consignes de vote pour ne pas être déçu après la campagne.
D’autres opinions pensent que pour permettre une élection crédible, apaisée et démocratique, le soutien par des prières est primordial et ce rôle est exclusivement dédié aux religieux et hommes de culte afin d’implorer Dieu le Tout-puissant de garder le pays dans un climat de paix et de prospérité avant et après les élections.
Elles estiment ainsi que personne ne devrait distraire les dignitaires religieux avec des propositions non convenables au rôle des religieux qui est la prière et rien que la prière et les bénédictions pour tout le pays.
Pour eux le fait aux candidats de s’approcher aux différentes commissions de gestion dans les mosquées et églises pour dévoiler leur vision politique, est chose contraire aux normes de la loi électorale qui interdit aux candidats de faire campagne pendant la période électorale dans les mosquées, les églises, les lieux de cultes, les écoles, les hôpitaux et d’autres lieux de service publique. Cependant, la société civile devrait interpeller plusieurs candidats qui utilisent ces lieux en temps d’élection afin de bannir ces pratiques.
A noter que dans la province du Sud-Kivu dans l’est de la RDC, l’archevêque de Bukavu Mgr François-Xavier Maroy a interdit des activités liées à la campagne électorale dans les paroisses et les écoles de l’église catholique à partir du 1er novembre. Il a justifié cette décision par le « comportement des politiciens congolais qui risquent d’avoir des conséquences dans les installations de l’église catholique ».
Par MWEMA Joseph