Sports-Chronique : Peut-on être journaliste sportif sans tendance au Sud-Kivu ?

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Être journaliste sportif dans des organes de presse au sud Kivu, modestes et dépourvu des ressources, ou disons des moyens n’a jamais été facile pour des nombreuses raisons. La difficulté que nous allons évoquer dans cet article réside dans leurs opinions, leurs différentes manière de traiter les informations et de les diffuser. Ils sont taxés d’être pros telle équipes ou anti l’autre. Un journaliste a-t-il le droit de supporter une équipe alors qu’il est qu’il est conduit par la notion de l’impartialité ?

Cette question se pose sur les langues de plus d’une personne dans la ville de Bukavu. Il est à signaler ici qu’un journaliste sportif est d’abord un journaliste qui respecte les mêmes principes que tout autre journaliste professionnel  de ce métier noble, digne et crédible. Il œuvre en tout temps en faveur de la liberté dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations, opinions, commentaires et critiques, cette liberté étant indissociable du droit du public à être informé, à recevoir et à mettre librement des opinions comme l’indique le code de déontologie et d’éthique du journaliste congolais.

Un journaliste est avant tout aussi un humain, qui a ses préférences, ses passions, et une vie comme toute autre personne comme nous renseigne Justin RUBUYE, président de l’Entente Urbaine de Basketball de Bukavu.

Selon lui, l’entité qu’il dirige a des bonnes relations strictement professionnelles avec les journalistes sportifs, tout en fustigeant les spéculations et intox ou encore la diabolisation des membres de l’entente et des clubs. Il leurs encourage à faire des reportages et des articles sur les nouveaux talents, aussi en faisant des statistiques et classements partiels dans chaque disciplines.

Que symbolise la notion d’impartialité et de neutralité ?

Un journaliste neutre, c’est trop dire. Ailleurs, sous d’autres cieux, à chaque journaliste sportif, sa rédaction lui demande ses préférences. Il est facile de constater le commentateur de CANAL + Sports Patrick MBOMA avoir des tendances pros Réal Madrid, Habib BEYE pour Marseille, Alexandre Walendre (chef de la rédaction sportive de la Radio France Internationale), qui s’affiche être pros-Barcelone.

Mais toute fois, la notion d’impartialité pousse le journaliste à respecter l’article 2 du code déontologique du journaliste congolais « il doit faire preuve, dans ses tâches quotidiennes, d’équité, d’exactitude, d’honnêteté, du sens de responsabilité, d’indépendance et décence dans la relation des faits liés aux individus et à la société.

Le constat à Bukavu est que certains journalistes sportifs se considèrent déjà comme porte-parole des équipes. C’est normal d’avoir le primaire des informations d’une source quelconque d’une équipe. Mais il est évident que lorsque ces clubs offrent certains avantages, financier surtout, ce dernier extrapole et s’en va même jusqu’au culte de personnalité.

Par ailleurs, les fanatiques des différentes équipes aussi traitent le journaliste de tendance x lorsque ce dernier montre ce qui ne va pas dans leur club. Ils vont le faire passer pour un bouc émissaire, oubliant que le journaliste sportif relate les faits, réalise ses enquêtes et diffuse afin que là où il y a erreur, que les concernés puissent la corriger.

Bref, un journaliste sans tendance, ça n’existe pas, mais le professionnalisme invite le journaliste sportif à mettre de côté ses préférences car il est suivi par des milliers ou millions des personnes en un clin d’œil ou au même moment, mais aussi de toute tendance confondue.

Pour aider aussi le journaliste sportifs, les médias doivent imaginer, ou adopter, des techniques de savoir-faire afin qu’ils surviennent à leurs besoins économiques. Également ces journalistes doivent être des professionnels bien rodés, disposant de solides capacités analytiques et journalistiques.

Par Isaac MUSHARAMINA

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