Les interdits « Miziro » chez les Bashi en accord avec la Bible/Récit d’Aganze 1er

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Le patron de l’orchestre dynastie, celui qu’on appelle son Altesse Barberousse, Déogratias Aganze premier nous parle des interdits chez Bashi. Lui qui véhicule la culture des Bashi au travers de ses chansons nous parle explique les  « miziro ». Les miziro sont  les actes ou toutes les pratiques qui conduisent à une sanction négative et qui sont sujet d’une peine.

La rédaction d’Echos de l’Evangile Magazine s’est entretenue avec cet artiste afin de renseigner plus les lecteurs sur les « miziro » dans la tribu des Bashi.

De prime à bord, il nous renseigne que les miziro existaient auparavant et continuent à exister jusqu’aujourd’hui mais certaines personnes  les ignorent ou tout simplement exagèrent, mais aussi, certaines pratiques mal vues auparavant sont déjà bannies avec l’arrivé du  « Muzungu », le colon, et de la nouvelle civilisation.

Outres, chez les Bashi, il y a plusieurs interdits mais nous allons essayer d’exploiter certains qui sont en accord avec la Bible et la Charte Universelle des Droits Humains.

L’infidélité : une pratique qui est punie chez les Bashi, une femme ne pouvait pas sortir en dehors de son foyer cela était punissable par la société, la femme devrait être répudiée et expulsée du village et aucun homme ne pouvait plus la toucher. Référence à la Bible dans Exode 20 :14.

La nourriture : La femme chez Mushi ne peut pas par exemple consommer une viande de poule ou les œufs. Notre source nous renseigne qu’une femme qui en consommer était considérée comme une voleuse. Cependant, dans notre société moderne certaines personnes ne considèrent plus cela comme un interdit. Pour votre information, au Kasai par exemple les femmes ne consomment pas la viande du chien (reconnue comme repas réservé aux hommes), chez les rega, le « jinco »… pour dire que ce n’est pas seulement au Bushi où il y a des interdits concernant les repas.

Le faux mariage : le plus « endirhi », c’est lorsque le jeune époux pour un motif quelconque  affirmait que l’acte sexuel n’avait pas eu lieu et que la femme qu’on envoyait pour certifier relatait la même chose. Le lendemain, la famille se mettait à célébrer le faux mariage. (Deutéronome 24 :1-2).

Pour les Bashi, la hutte nuptiale  « enyumpa y’oluhembo ne devrait pas servir à autre chose durant tout le temps que dure le mariage. Et aucune chose venant de cette hutte ne devrait être utilisée, au contraire, il fallait tout brûler. Si l’un des conjoints utilisait un des objets encore, il risquait la mort.

Selon le blog LUBANJA, les nouveaux mariés devraient  moudre ensemble la farine avec laquelle ils vont par la suite préparer en commun le foufou. Le non application de ces mesures lors de la cérémonie de mariage entrainait l’interdiction à la femme de ne plus apporter  le foufou à son marie. Cette pratique est nommée « okudugisibwa ».

En en croire  toujours nos sources, il est interdit de frapper une femme allaitant un bébé, les bashi nomment cet acte «  salir le lait maternel » ou « okuzinza omonkag’omwana ». Le bébé doit prendre le lait maternel pur. L’acte d’adultère de la mère salie le lait de son sein.

Outre, selon nos sources, Omudugo,la louche en bois pour tourner le foufou, cet instrument ne peut pas être cassé au moment du malaxage et ne peut pas aussi servir comme instrument de combat. Également les parents ne devraient pas se servir du balai pour taper sur l’enfant.

Il existe beaucoup d’interdits chez les Bashi comme une femme mariée ne peut pas descendre à la rivière sa calebasse, au risque de ne pas jeter l’opprobre à son  marie, aussi, une femme ne peut quitter sa cuisine une fois qu’il a déjà mis de la farine dans l’eau bouillie…

Aganze premier renchérit également aussi en disant qu’il est interdit à une femme de sauter la corde tendue (okuhamaomugozi) . Cela était institué afin de protéger les femmes par pudeur en leur évitant de tomber sans réserve devant les gens.

Selon toujours lui, le Mushi dans sa conscience législative prônait la pureté de la morale. Il tient même jusqu’aujourd’hui à son intégrité et à sa dignité. Le patron de l’orchestre « chakanya » nouvelle dynastie en français recommande tout simplement d’abandonner les mauvaises habitudes et de suivre le chemin de la morale. Ce qui n’est pas le contraire de l’enseignement Biblique.

Cependant, avec la nouvelle alliance, Jésus-Christ est devenu le médiateur entre l’homme et Dieu ; croire en lui, c’est la justice par la foi. Ainsi Jésus est l’accomplissement de la loi, il a mis fin à la loi en purifiant l’humanité de tous ses péchés. Jésus libère l’homme de toute loi de la terre et lui donne sa loi qui consiste à aimer son prochain comme soi-même.

Jean 15 :12 : «  voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ». Une femme qui aime son mari comme elle s’aime, ne peut pas commettre l’adultère, etc.

Par Isaac Musharamina

13 Commentaires

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