Esclavage des enfants : Une des graves violations des droits humains !

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Les mines, les carrières, les chantiers de construction, le commerce et d’autres activités  recourent  aux enfants pour exécuter certaines  de leurs activités  à moindre cout. Suite à la pauvreté, les enfants sont obligés de faire des travaux lourds et parfois nuisibles à leur santé pour subvenir à ces besoins. Cette situation se traduit comme une nouvelle forme d’esclavage des enfants  décrié  par les défenseurs des droits humains tant au niveau national qu’international.

En ce jour, l’Organisation Internationale du Travail (OIT), révèle qu’en 2017, environ 152 millions d’enfants contraints de travailler soit  près  de 10%  des enfants de la planète. Si on peut se réjouir d’un chiffre global en diminution (on comptait 215 millions de mineurs au travail dans le monde en 2011).

La situation n’est pas pour autant réglée. L’esclavage ne signifie pas seulement un travail dans des conditions illégales. Il faut penser aussi à toute forme de travail forcé sans consentement, les formes de servitude pour dette et la traite des enfants que l’on qualifie sous le terme « d’esclavage moderne ».

A notre source d’ajouter que  le but de « ces pratiques à éradiquer est l’exploitation qu’elle soit sexuelle, laborieuse, domestique ou organique »

La traite des enfants reste le point le plus opaque du trafic et les chiffres restent difficiles  à déterminer. Toutefois, l’UNICEF dénombrait « Environ 60 000 enfants victimes de trafic d’êtres humains » entre 2012 et 2014. Qui sont les premières victimes ? « Des enfants fragilisés et isolés »en migration dont les trafiquants abusent.

En dehors de l’exploitation économique, une  bulle opaque évoluant à l’encontre des droits de l’homme, l’exploitation sexuelle et les mariages forcés perdurent. En 2017, environ 5,7 millions d’enfants ont été forcés de se marier, en majorité des filles. Concernant l’exploitation sexuelle, considérée comme   l’une des pires formes de travail des enfants  par l’UNICEF, elle est d’autant plus marquée dans les pays sinistrés comme le Népal suite au séisme de 2015.

Pour éradiquer ce fléau, l’harmonisation des juridictions nationales et l’évolution des différentes formes de tourisme s’impose pour  que les  trafiquants ne puissent pas  échapper à l’application des droits fondamentaux. Cette  forme d’esclavage ne doit pas occulter l’exploitation industrielle ou agricole des enfants au service d’un profit marchand. Une situation qui confronte les jeunes victimes à la violence, à des dangers sanitaires, à l’impossibilité d’une scolarisation et à la violation de leurs droits.

Pour rappel, l’humanité célèbre la journée mondiale de lutte contre l’esclavage des enfants, le 16 avril  depuis 1995, occasion de revenir sur un trafic planétaire. Selon l’Organisation Mondiale du Travail (OIT), l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et la Walke Free fondation, 40 millions de personnes étaient en situation d’esclavage dans le monde en 2016. Parmi elles, une sur quatre est un enfant.

Par Loni Irenge Joël

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